"EVANESCENCES" - BDSM Weblog .

BDSM Weblog : Chroniques sporadiques et clichés esthétiques d'un Art d'Aimer méconnu...

28 avril 2005

Souris dans ma cage.

Souris dans ma cage

Je guette le chat.

Bisque, bisque rage ?

Même pas !

Si je suis venue là,

C’était sans fromage,

Sans aucun dommage

Parce que c’était toi,

Parce que c’était moi

Et qu’on s’aime comme ça !

rawwwrrr_by_randomcola

Photo RandomCola

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25 avril 2005

Shinju.

Soutien-gorge de cordes

Effets de la lumière

Mains prisonnières

Jointes comme en prière

Méditation profonde

Temps sans secondes

Infiniment tienne

Délicieusement pleine

De notes qui s’accordent

Musique altière

Et toi alter ego

Rythmant mes mots

Orchestrant mes maux

Dans le monde d’O.

marc_blackie2

Photo Marc Blackie

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24 avril 2005

Sphinx.

A Toi qui comprendras pourquoi…

J’aime être pour les autres

En mon intime idée

Ce Sphinx si improbable

Cette femme pliée

Ce regard vers l’avant

Cette absolue fierté.

sphinx

Image Stefan Blondal

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21 avril 2005

Cocon de cordes.

Mon pseudo, c’est « Cordes », « Cordes à lier » en fait.

On peut faire des tas de jeux de mots avec  : « Cordes alliées », « Cordes alliées nées ».

On peut en passant là, songer aussi à une « folle à lier » bonne pour un asile d’ « aliénés ».

Je suis trop attachée à la liberté de penser pour empêcher qui que ce soit de penser quoi que ce soit.

A la fin nous aurons seulement un jugement de valeur qui pourra être très ouvert ou au contraire définitivement fermé, verrouillé.

Ce serait dommage.

Cette image de cordes ( on appelle cela un bondage ) par exemple ne représente ni une prison, ni une servitude.

Je ne connais pas son auteur mais je sais que sur le site BDSM où je l’avais trouvée il y quelques temps déjà, elle s’appelait « cocon ».

Cocon, ce n’est pas synonyme de torture ou de femme battue.

Il y a au contraire dans ce mot une notion de bien-être, de confort.

Et symboliquement, cocon évoque chrysalide.

Le bondage, qui vient d’une pratique japonaise, le « shibari », autrefois peine judiciaire mais aujourd’hui art et performance esthétique au pays du Soleil Levant est donc repris chez nous par l’anglais « Bondage » qui signifie à la fois littéralement « esclavage » mais aussi cette curieuse « pratique » physique et cérébrale, infiniment sensuelle, des liens et des cordes.

Dans mon cocon de cordes, je me sens toujours très bien, aussi bien que dans un hammam…

Et puisque deux mains le tissent autour de moi, je suis aussi la chrysalide en gestation qui naît chaque jour sous les yeux de celui qui l’aime.

Nous sommes des gens étranges assurément. Sourire.

cocoon_web

PS: Merci à "omale" (voir lien  d'amis "Les Garçons") dans la colonne de droite de m'avoir donné l'envie de donner une seconde chance à ce blog, que j'avais abandonné.

Posté par cordes_a_lier à 23:32 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quitte à avoir des couettes...

Quitte à avoir des couettes

Je les veux en forme

De diablotines cornes

Quitte à avoir des ongles

Je les veux en forme de griffes

Quitte à être masquée

Je me veux intouchable

Quitte à porter collier

Je le veux acéré

Qu’il m’isole du monde

Et témoigne pour moi

Que je ne suis qu’à toi.

griffes1

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01 février 2005

Face au mur.

Mettre des mots aux maux, comme les coins qu'on pose afin de protéger les petits enfants des angles des meubles.

C'est presque une entreprise impossible : on se retrouve toujours face à un mur. Vous noterez la différence : je n'ai pas dit le dos au mur…

 

La poésie est une forme de sparadrap et parler vrai, c'est aux autres que cela ferait mal…

 

 

PHOTO SCOTT BROWN.

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30 janvier 2005

Pose une rose...

Pose une rose sur moi, une rose de peu, qu'importe…

Mais rose avec ses épines …

Rose morsure, rose parure…Une fleur des bois d'Outre-là… Une fleur qui ne soit qu'à moi.

 

Que cet aspic soit ton désir, que son venin soit mon plaisir. Je chanterai de la douleur tant que j'aurai un fil de voix, je reparlerai du bonheur à tous ceux-là qui n'y croient pas…

Je me perdrais dans Brocéliande si je pouvais croire en Merlin et ce serait pour boire un filtre qui ne me ferait pas changer, jamais changer dans tes pupilles, même avec le fil des années…

 

 

 

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23 janvier 2005

Le Maître et l'esclave (Fable).

Un jour, l'esclave dit au Maître :

« Où dois-je aller ?

Je ne suis que ta marionnette

Et ces fils sont ta volonté. »

 

Le Maître alors dit à l'esclave

« Va où tu dois, va où tu veux,

Rien qui vient de moi ne t'entrave,

Je ne te veux que bien et mieux.

Mes fils jamais ne te retiennent

D'exercer ta, tes libertés.

Tout au plus t'aident-ils, sans chaîne,

A te trouver. »

 

 

PHOTO SACHA DEAN BIYAN

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22 janvier 2005

Bondage in blue.

 

Il me fallait pourtant bien parler de ces cordes

Qui me donnent mon nom.

Qu'on les dise bondage shibari ou bien liens,

Elles sont la contrainte, l'absolu mais la porte

Vers le plaisir du don

Que je fais d'être tienne dans ce qui me maintient.

 

Il faut savoir y voir dans ces étranges signes

Qui paraissent ici faire une prisonnière,

Il faut un peu oser et lire entre ces lignes

Que l'épreuve est parfois l'acte vrai qui libère.

 

 

PHOTO THA HOODED CLAW

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21 janvier 2005

La prisonnière.

Mes yeux sont fermés sur l'intense :

Je t'appartiens.

Mon corps est voué au silence :

Je t'appartiens.

Mais l'acier qui brille à mon cou

Vaut plus que l'or

Et celui-là qui mes mains noue

Est un trésor.

Je suis la prisonnière

D'un érotisme volontaire,

D'un désir renouvelé,

D'un plaisir partagé,

Heureux,

A deux.

 

Qu'on ne s'y trompe pourtant pas :

Derrière tout ce qui se voit,

Derrière tout ce que l'on croit,

Il n'est pas plus libre que moi.

 

 

 

 

 

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